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    Monument

    Historique

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    10 siècles

    Historiques

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    Le Vaisseau

    des Cevennes

1969 - 2009 : 40 ans de chantiers bénévoles

Les débuts

Les tous pre­miers tra­vaux, non pas de res­tau­ra­tion, mais de déblaie­ment, ont com­mencé en 1969. D’abord com­po­sée d’une petite équipe de pas­sion­nés et d’habi­tants du vil­lage, l’entre­prise de res­tau­ra­tion s’est vite pro­lon­gée dans le temps. En 1972, l’asso­cia­tion pour la Renaissance du Château de Portes (R.C.P) voit le jour. Dans le même temps, elle adhère à une autre asso­cia­tion nais­sante : l’asso­cia­tion pour le res­tau­ra­tion et l’entre­tient des monu­ments du patri­moine artis­ti­que (R. E. M. P. ART.).

L'aventure Rempart

On retrouve une simi­li­tude des sta­tuts des deux asso­cia­tions : « Cette asso­cia­tion a pour but de mettre en œuvre, soit direc­te­ment soit indi­rec­te­ment, tout moyen juri­di­que, tech­ni­que ou intel­lec­tuel pour l’orga­ni­sa­tion de chan­tiers ayant pour objet la sau­ve­garde, la réha­bi­li­ta­tion et l’entre­tien du châ­teau de Portes ainsi que d’assu­rer son uti­li­sa­tion dans un but cultu­rel et d’inté­rêt géné­ral. »

Des débuts "spartiates"

Les pre­miers chan­tiers de jeunes peu­vent alors se cons­ti­tuer. Le confort est spar­tiate au début des années 70 à Portes. Si aujourd’hui le gîte dis­pose de l’eau chaude, de tables, d’une cui­sine tout équipée, les pre­miers béné­vo­les, eux, se sont conten­tés de quel­ques réchauds à gaz et de tables bran­lan­tes. Mais la volonté de sauver le châ­teau était plus forte que tout, et le confort pas­sait après le plai­sir de mani­pu­ler ces vieilles pier­res.

Le projet de restauration

Pourquoi entre­pren­dre de res­tau­rer un châ­teau pareil quant on a 20 ans ? Tout d’abord, la splen­deur du châ­teau n’est pas si loin. C’est seu­le­ment en 1929 que le châ­teau s’est en partie effon­dré suite aux dégâts miniers. Le sou­ve­nir d’un châ­teau majes­tueux est donc encore pré­sent dans la mémoire des Portois.

Le dégât des mines

Le Château était donc en mau­vais état, mais sa situa­tion n’était pas irré­ver­si­ble. Le ter­rain est sur­veillé par les Mines pour véri­fier la sta­bi­lité du sol. Le châ­teau est bardé de cap­teurs afin d’enre­gis­trer le moin­dre mou­ve­ment. Le châ­teau résiste aux assauts du temps et des hommes, et reste figée sur son col. Les tra­vaux peu­vent donc s’enga­ger sans aucun risque pour les béné­vo­les.

Si les struc­tu­res sont rela­ti­ve­ment intac­tes, l’ensem­ble a subi de sérieux dom­ma­ges. Bon nom­bres de murs qui n’était pas scel­lés à la maçon­ne­rie se sont écroulés, le châ­teau renais­sance s’est lézardé, les pla­fonds ont dis­pa­rus ainsi que les che­mi­nées (bien que cer­tai­nes aient été ven­dues au 19° par les anciens pro­prié­tai­res). La tâche est immense.

Il faut pré­ser­ver ce qui peut l’être, déblayer les tonnes de gravas qui encom­bre la cour, conso­li­der les murs... Les pre­miers béné­vo­les ont donc permis de déga­ger les struc­tu­res. Les tech­ni­ques sont rudi­men­tai­res, tout comme le maté­riel - pio­ches, pelles et brouet­tes - mais sur­tout la force des bras.

Certaines erreurs ont été com­mi­ses : cer­tains partie du monu­ment ont du être res­tau­rées à plu­sieurs repri­ses, cer­tai­nes traces archéo­lo­gi­que ont dis­paru de manière irré­mé­dia­ble par exem­ple. Mais il faut cepen­dant rendre hom­mage à ces béné­vo­les et chefs de chan­tiers qui ont permis, malgré ces erreurs, de pré­ser­ver le châ­teau et de nous le trans­met­tre aujourd’hui. Car sans le tra­vail acharné de cen­tai­nes de béné­vo­les, le châ­teau ne serait jamais arrivé jusqu’à nous.

Le chantier d'aujourd'hui

Les chan­tiers béné­vo­les ont un peu changé depuis. On l’a dit, le gîte est devenu plus confor­ta­ble, mais sur­tout, l’appren­tis­sage des tech­ni­ques de res­tau­ra­tions s’est fait plus pré­sent. D’abord par la for­ma­tion d’ani­ma­teur de chan­tier, par le biais de Rempart, ensuite par une sen­si­bi­li­sa­tion au patri­moine. Non pas que les pre­miers béné­vo­les ne soient pas sen­si­bi­li­tés au patri­moine, loin de là, mais l’esprit était plus dans celui des chan­tiers de jeunes des années ’68. Aujourd’hui, si le bon temps est tou­jours de mise, les chan­tiers sont plus tech­ni­ques.

Laissons main­te­nant place à d’autre photos, « avant/après ». Ainsi, plus de qua­rante ans de tra­vail peut être appré­cié par tout un chacun. La tâche est encore longue !